
Au fil de mon parcours professionnel et communautaire, j’ai eu de nombreuses occasions d’échanger avec des jeunes de partout en Ontario, et particulièrement avec des jeunes francophones.
Dans le cadre de collaborations avec le Réseau ontarien d’éducation juridique (OJEN ROEJ), j’ai notamment participé à des journées où je présentais mon métier et mon parcours aux jeunes. J’ai également animé des ateliers portant sur les droits, l’accès à la justice et la compréhension du système juridique.
Mais mon contact avec les jeunes ne se limite pas aux activités organisées. Il se fait aussi dans les centres communautaires, dans les transports en commun, lors d’une promenade dans le quartier ou simplement au fil des rencontres de la vie quotidienne.
Ces échanges m’ont rappelé à quel point les jeunes ont besoin d’être écoutés, encouragés et outillés pour comprendre leurs possibilités et faire entendre leur voix.
Aujourd’hui, comme mère d’un jeune enfant, cette question prend pour moi une dimension encore plus personnelle.
Je veux que nos enfants puissent fréquenter des écoles francophones fortes, accessibles et bien dotées en ressources, où ils peuvent apprendre, s’épanouir et développer pleinement leur potentiel.
Je veux aussi que nos enfants puissent vivre pleinement leur droit à une éducation en français.
Être une minorité linguistique ne devrait jamais signifier avoir moins de possibilités. Au contraire, je crois que la maîtrise du français et de l’anglais peut ouvrir des portes, enrichir les parcours professionnels et permettre à nos jeunes de participer pleinement à la vie de notre ville, de notre province et de notre pays.
Pour moi, préserver l’éducation en français, c’est donc à la fois protéger un droit, faire vivre une communauté et donner à nos jeunes un avantage pour leur avenir.
Mon engagement envers l’éducation est également personnel.
J’ai eu le privilège de grandir dans la foi chrétienne et de recevoir une partie de mon éducation dans des établissements où ma foi pouvait être vécue et exprimée. Cette expérience m’a appris que l’éducation ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances. Elle peut aussi contribuer à développer le caractère, le sens du service, la responsabilité, la compassion et le respect des autres. C’est une dimension de l’éducation catholique à laquelle je suis profondément attachée.
Je crois toutefois que nos écoles doivent être des lieux où chaque élève peut se sentir accueilli, respecté et valorisé, quelles que soient son histoire, sa personnalité ou sa réalité familiale. Une éducation catholique forte peut être à la fois enracinée dans sa tradition et ouverte sur une communauté diverse comme celle de Toronto Ouest.
Je me présente aujourd’hui parce que je souhaite mettre mon expérience d’avocate, d’éducatrice, de mentore, de mère et de membre engagée de la communauté francophone au service de nos élèves et de nos familles.
Je veux contribuer à des écoles où nos enfants peuvent apprendre en français, vivre leur foi, développer leur confiance, découvrir leurs possibilités et se préparer à contribuer à la société qui les entoure.
Je ne me présente pas simplement pour occuper un poste. Je me présente pour servir une communauté à laquelle je suis profondément attachée.
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